Historique du Comité 56

Historique du Comité 56

Le comité départemental du Morbihan a été créé le 21 janvier 1925.  

Le 1er Bureau de l'Union Départementale du Morbihan fut composé de:

-Président: Mr Bonnet Chef de bataillon à la retraite

-Vice-président pour la région de Vannes: Mr André

-Vice-Président pour la région de Lorient: Mr Chevassu

-Trésorier: Mr de Maismont Chef de bataillon en retraite

-Secrétaire: Mr L'Abbé Aubert Directeur des Korrigans

En Morbihan avant la création en 1898 de la Fédération USGIMPOJF par le docteur Michaux il existait dans le diocèse de Vannes quelques patronages catholiques tel que le cercle catholique d'Hennebont (15/11/1869) qui deviendra en 1906 «la Garde du Voeu».

A la ­Fin du XIXème siècle et au début du XXème, la laïcisation de l'enseignement stimule la création de multiple patronages par les autorités catholiques, effrayées par la perspective d'une école sans Dieu.

Les lois anticléricales de 1901 et 1905 renforcent encore l'antagonisme entre les patronages laïques et paroissiaux. Tous deux poursuivent pourtant les mêmes objectifs: développer la fréquentation scolaire, renforcer le rôle de la famille, structurer le temps libre des écoliers en leur donnant une formation physique et morale, doublée d'une solide éducation religieuse dans le camp catholique.

«Mens sana in corpore sano». Le sport devient une spécialité catholique alors que les laïques, plus méfi­ants vis à vis de ce culte de la performance, opposent un certain pacifi­sme à l'esprit plus militariste des patronages religieux.

Le souvenir de la défaite de 1870 et les prémices du premier conflit mondial font en e‑et que, dès l'origine, sport catholique et patriotisme sont étroitement associés, certaines sociétés organisant même des formations aux examens de préparation militaire.

Dès 1903, la FGSCF à laquelle la plupart des patronages catholiques du Morbihan sont affiliés, s'attache à attirer la jeunesse par de grands rassemblements qui lui permettent d'armer les valeurs qui sont les siennes. Ce sont les concours de gymnastique et de musique qui, nous le verrons, peuvent être à a dimension nationale, régionale ou départementale.

Le concours revêt toujours le même cérémonial: défi­lé des sociétés, messe, discours des autorités civiles et religieuses, puis épreuves proprement dites s'étalant sur un week-end et enfi­n remises des prix venant clôturer la manifestation. Le concours comportait plusieurs disciplines: la gymnastique qui en est l'épreuve principale avec un classement général, un classement individuel et une compétition par section mais aussi la musique avec les clairons, les tambours et les trompettes.

L'athlétisme tient également une place importante, de même que le football qui est le sport collectif le plus pratiqué et qui se développe rapidement. Nous verrons que les équipes des patronages avaient leur propre championnat mais que certaines d'entre elles, comme les Korrigans, participaient également aux rencontres organisées par la fédération nationale de football.

Autres disciplines pratiquées: le tir, la boxe et, plus tard, le basket-ball, le tennis de table (on disait alors Ping-Pong) et le cyclisme.

Les Patronages morbihannais étaient rassemblés dans un groupement départemental (UDM: Union Départementale du Morbihan), lui-même intégré dans une structure régionale (URB: Union Régionale de Bretagne).

Mais le sport n'est pas tout­: le théâtre fait aussi partie de l'activité des patros, du moins pour les plus importants d'entre eux. Certains, comme les Korrigans, font appel aux membres de leur société pour organiser leurs propres représentations, d'autre ont recours à des troupes extérieures. Tout d'abord regardée avec une extrême méfiance par l'autorité religieuse (le théâtre sera exclusivement masculin jusqu'au début des années trente), cette activité va progressivement devenir une tradition dans les patronages. Les cercles d'études, groupes de réflexion animés par des prêtres sur des thèmes religieux ou sociaux, et les retraites complètent la formation morale des patronnés.

Rappelons que les patronages étaient parfaitement intégrés à la vie des cités et qu'ils participaient régulièrement, avec leur fanfare (les trompettes) et leur clique (les clairons), aux manifestations qui jalonnaient l'année, qu’elles soient civiles (dé‑lés des 14 juillet et du 11 novembre) ou religieuses (processions de la Toussaint et de la Fête-Dieu par exemple). Enfin n'oublions pas la kermesse annuelle, véritable institution dans la vie des patros. Elle nécessitait beaucoup d'efforts dans sa préparation mais générait des ressources indispensables à la vie des sociétés.

A Vannes, les deux patronages paroissiaux, les Clissons de la cathédrale Saint-Pierre et les Korrigans de Saint-Patern, côtoyaient des sociétés laïques comme la vannetaise ou le Club Athlétique.

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